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Nov 27

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Végétarien : un concept effrayant ?! « La faim des haricots »

Portrait original d’un créateur

La faim des haricots - entrée de l'établissement

La faim des haricots – entrée de l’établissement

A l’origine, il s’agit d’un jamaïcain parti vivre aux USA, au Texas. Curieux et ouvert au monde, c’est après plusieurs années sur le sol américain qu’il décide de découvrir la vieille Europe où il se sédentarise et rencontre sa femme.

Ingénieur de formation, rien ne le destine au départ à la restauration. Mais en arrivant en France il découvre que le pays de la gastronomie a une offre végétarienne terriblement pauvre. Une aberration ? Quand on sait, pense-t-il qu’au Texas, région où la consommation de viande est légion, il y a une multitude de restaurants végétariens.

Sa curiosité et son goût prononcé pour le contact avec le client le pousse à faire son étude de marché ;

Après réflexion, entrepreneur dans l’âme, il saisit l’opportunité et crée la première enseigne végétarienne, ou du moins l’une des premières de la région…

La faim des haricots.

Quelques chiffres sur le restaurant

La faim des haricots recense trois entités :

Création en septembre 1996 sous le nom de « salade self » (cf : Mur psychologique du mot «  végétarien »)

1er restaurant : Blagnac en 1996

2ème restaurant : Toulouse en 2001

3ème restaurant : Innopole – Labège en 2005

Equipe : 14 personnes sur les 3 entités

Activité : 60 clients par établissement (totalisant une moyenne de 180 clients par service sur les 3 établissements)

Panier Moyen :

Eté : (à volonté) salade / Tarte / dessert : 11€

Hiver : (à volonté) soupe / plat du jour / dessert : 11€

La faim des haricots - Salle restaurant

La faim des haricots – Salle restaurant

Zoom sur le concept : la faim des haricots

Végétarien / Bio ? Un lien existe-t-il ?

Anecdote du créateur :

Quand je suis arrivé en France, il y a 17 ans, il existait des petits restaurants bio et/ou végétariens, mais il s’agissait de lieux marginaux, de par l’atmosphère et les fréquentations. Ce n’était vraiment pas des établissements qui motivaient à pousser la porte.

Je souhaitais non pas démocratiser le concept, mais le banaliser :

« Manger sans viande doit devenir un choix comme un autre » dans le but de rendre banal une tendance trop marginale.

Pas un végétarien ouvert uniquement aux initiés, mais un végétarien pour tous, moi même n’étant pas végétarien.

En quoi votre concept est t-il différent ?

Nous avons travaillé sur plusieurs axes pour créer notre concept :

– Nous voulions pouvoir dans un premier temps trouver les fournisseurs qui nous permettent d’obtenir un bon rapport qualité/prix. D’ailleurs nous travaillons avec le même primeur depuis 17 ans. Des liens  de confiance se sont installés avec le temps et nos prestations s’en trouvent d’autant plus qualitatives.

– Deuxièmement, nous avons souhaité conserver les codes et les traditions de la restauration française : à savoir l’accueil, le service… qui représentent pour nous l’un des savoir faire français dont on ne peut se passer et qui permet à l’établissement d’être agréable et accueillant.

– Ne proposer que des produits frais / du « fait maison »

La principale force du concept est « la qualité globale de la prestation »

Pouvez vous nous parler de la principale difficulté que vous avez rencontrée durant ces années d’entrepreneur restaurateur ?

Le mur psychologique du mot «  végétarien », sans hésiter ! Nous nous sommes rendu compte que le mot « végétarien » effrayait de nombreux consommateurs, c’est pour cette raison que lors de la création nous nous appelions : « salade self ». Il nous à fallu environ 5 ans pour oser écrire en grand que nous étions végétariens.

Pour rassurer les clients nous avons adouci l’image, séduit par l’humour (la faim des haricots par exemple), par le côté ludique et le tout à volonté.

Anecdote qui image le constat du mur psychologique créé par le « concept » végétarien :

Un client se rend régulièrement dans l’établissement, consomme et est satisfait. Mais après plusieurs jours il constate qu’il n’y a pas de viande dans les menus. Alors il demande, « mais comment se fait-il qu’il n’y ait pas de viande ?! »

Constat du restaurateur : ce client ne serait jamais venu dans l’établissement si il avait su que c’était végétarien. Le paradoxe est qu’il a aimé la cuisine et qu’il est revenu.

Quelles sont selon vous les tendances de demain sur le marché du végétarien ? Vers quoi se tourne t-on ?

Et bien, je ne pense pas que l’on verra des nouveautés dans les années à venir, personne d’autre à  ma

La faim des haricots - salades et autres

La faim des haricots – salades et autres

connaissance ne voit l’avenir du concept.

Quelques enseignes communiquent sur « le bio / végétarien » mais il s’agit trop souvent d’un simple argument commercial. Je pense qu’il n’y a pas de bénéfice au point de vue de la santé par rapport au prix qui est d’environ 30% en moyenne supérieur.

Le plat préféré de vos clients ?

Probablement le couscous et les lasagnes fraiches

Celui qui a fait un flop ?

Je ne parlerai pas de flop, mais certains ont peu séduit. C’est pour cela que notre chef cuisinier a pour obligation de proposer au minimum une nouvelle recette par mois. Donc 12 au minimum par an.

Et nous avons pour objectif à chaque fin d’année d’en conserver au minimum 6 plats/entrées/desserts à la carte.

Une prochaine ouverture de magasin ?

On y pense à moyen terme.

Allez vous franchiser votre concept ? Parce qu’avec 3 restaurants végétariens sous le même nom, vous êtes la plus grande, ou l’une des plus grande chaîne de restauration végétarienne de France ?

Non ce n’est pas dans nos projets, la franchise est un métier à part qui je pense ne peut pas être fait en même temps que la gestion des restaurants en nom propre. Mais nous travaillons sur la conceptualisation de l’enseigne, des codes et des visuels.

La faim des haricots - logo

La faim des haricots – logo

Un proverbe ?

1- Il vaut mieux se taire et laisser penser aux gens que vous êtes un idiot, que de parler et d’en éliminer tous doutes.

2- Écouter plus que parler

Votre concept à t il une faiblesse ?

Nos clients ont tendance à penser que l’offre ne change jamais parce que ce sont des prestations à volonté. Ils ne s’aperçoivent pas de la nouveauté. Nous devons travailler encore sur ce point.

Votre projet aujourd’hui ?

Nous travaillons avec un décorateur pour définir notre identité, que nous souhaitons dupliquer à nos restaurants ainsi qu’à nos futures créations.

Pour les contacter :

Site web : http://www.lafaimdesharicots.fr/

Toulouse : 3 rue du Puits Vert (7/7 midi & soir)

Tél : 05 61 22 49 25

Blagnac : 58 rue de Grenade (lundi au vendredi uniquement)

Tél : 05 62 74 10 48

Labège – Innopole : 41 rue la Lauragaise (lundi au vendredi midi uniquement)

Tél : 05 61 73 83 90

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  • le marché vegan

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  1. Proposer une offre végétarienne dans un restaurant, un casse-tête ? | Les végépanélistes

    […] ou vegan peut trouver sa clientèle, il y a encore quelques années, ce fut plus difficile, comme l’explique le concepteur des restaurants La Faim des haricots . Il reste de nombreuses parts de marché à prendre, en particulier dans les grandes villes de […]

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