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Juil 23

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Les 7 commandements de la bible des Food-Trucks

Les conseils de Nicolas Romer.

1- Ton budget comportera une ligne de dépense : fond de roulement. Trop souvent, je suis confronté à des clients dont l’unique préoccupation est soit d’obtenir un prêt pour financer leur camion soit de commencer au plus vite leur activité pour dégager des profits. Le foodtrucking impose un fond de roulement et nécessite de provisionner, comme pour toute activité professionnelle, au moins 6 mois d’avance. Cette provision est la marge qui vous permet de subvenir aux avaries multiples (intempéries ou baisse de clientèle) et surtout qui vous assure un revenu, aussi minimal soit-il.

2- Ton engagement suivra ta livraison : Pourquoi s’imposer une pression supplémentaire en négociant des dates de présences sur des emplacements le jour même de votre livraison ? Oui, il nous est arrivé de livrer sur des évènements privés… Comme pour une voiture de compétition, la prise en main est indispensable. Il est vivement conseillé de se former et de tester son concept auprès de proches pour découvrir que du papier à la réalité il y a souvent une marge !

3- Ton marketing tu t’y investiras : Observez bien les concepts dont les médias parlent et décryptez leur codes de communication visuels et digitaux. Logo, brand name, actualisation des réseaux sociaux, tout cela est souvent issu d’une véritable réflexion et d’une stratégie bien définie. L’approximation est fatale dans un domaine comme le foodtruck où le concept importe quelque fois plus que le produit lui-même. Alors, ne lancez pas une page facebook avec une dizaine d’amis ou un site web avec une home page en construction ou encore un logo imaginé par votre nièce de 11 ans sur son application Ipad. Encore une fois, c’est là toute la différence entre les foodtrucks qui existent et ceux qu’on oublie avant même qu’on ait su qu’ils existaient.

4- Tes associés tu y réfléchiras à deux fois : L’association c’est souvent la frontière entre un succès d’estime et une success story. On peut réussir seul mais on atteint aussi très vite ses limites. En revanche, si on ambitionne de développer son concept, le ou les partenaires sont indispensables. Un profil issu de la restauration est un avantage définitif. Les équipes qui gagnent ? Une association d’amis étudiants qui se connaissent comme des frères et qui ont chacun leur spécialités, un couple avec une réelle expérience de restauration, des business entrepreneurs qui peuvent très vite instaurer un process de production… En revanche, des profils sans aucune expérience de restauration, où dont l’un des partenaires est un ‘sleeping partner’ avec déjà un emploi, où encore un restaurateur qui pense que le foodtruck n’impactera pas son activité de restaurant, sont autant de cas qui peuvent poser problème.

5- Ton projet tu te demanderas pourquoi : Se lancer dans l’aventure du foodtruck mérite de se poser les vrais questions en amont. Oui, l’investissement est bien moindre que pour un restaurant (quoique tout reste relatif) mais l’engagement humain reste fort. Êtes vous prêt à travailler toute l’année dans votre camion ? Si non, peut-être est-il temps de réfléchir à une démarche saisonnière (été ou hiver) et d’adapter ainsi votre concept à une vente ‘chaude’ ou ‘glacée’. Voulez vous être juste indépendant le plus rapidement possible ? Si votre ambition est d’aller au-delà de la simple indépendance et de construire une vraie marque, il est temps de mettre sur papier cette stratégie. Peu importe que vous en soyez au point zéro et que vous n’atteignez peut-être jamais ce but. L’important est de se fixer un objectif et le reste n’est que cheminement avec à la clé quelques fois un ‘pivot’ (découverte d’un produit phare auprès de votre clientèle, découverte d’un pays ou d’une rencontre avec d’autres entrepreneurs)

6- La mode tu la devanceras : Le foodtruck est présent partout et restera dans nos villes. C’est un fait. Maintenant, si vous vous lancez aujourd’hui, vous réalisez que vos prédécesseurs (ceux de 2009, 2010 et 2011) ont bénéficié d’une vague de fond médiatique sans précédent. Concrètement, vous arrivez plus tard donc avec deux fois plus de travail à effectuer pour sortir du lot. Alors pourquoi ne pas regarder ce que propose les prestataires de foodtrucks. Leur métier est aussi de sentir l’évolution du secteur. Les triporteurs ont ainsi le vent en poupe. A un prix dérisoire, vous pouvez déjà proposer un début de concept. Le concept de remorque est lui-aussi en pleine évolution.

7- Des comparaisons de devis tu cesseras : Comparaison n’est pas raison. Il est logique de vouloir faire une affaire mais la recherche absolue du moins disant est le signe avant-coureur d’un échec. Vous travaillez d’abord avec un prestataire que vous ‘sentez’ et dont l’historique en terme de qualité de produit vous rassure. Chez nous, nous affichons nos prix en ligne en toute transparence. Ce qui permet d’ailleurs à la concurrence d’adapter ses prix sur certains produits, voir de travailler à ‘perte’ pour assécher notre flux de clientèle. Et oui, c’est le business ! A titre personnel, j’ai toujours détesté les emails automatiques avec des pdf incompréhensibles ou d’être dans l’obligation d’appeler un commercial sans être moi-même appelé…

nicolas romer

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  • legislation food truck europe

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3 commentaires

  1. Rod

    6 mois d’avance de provisionnement ? c’est relativement beaucoup, et si l’on commence dans une forte période, du type commencer les 2 premiers mois sur une station balnéaire ou l’on est sûr de réaliser un CA conséquent ? Qu’en pensez vous ? cela permettrait-il de commencer avec seulement 2 mois de provisions ?

    Thnx, Rodolphe

  2. laura B.

    « 6- La mode tu la devanceras » –> je pense que le food truck n’est plus un concept mais un support.
    Alors si vous choisissez le support food truck, trouvez un bon concept qui s’adaptera probablement aussi bien à un rooftop, paillote de plage.. ! Mais votre concept ne fonctionnera pas si c’est de monter un food truck, car ce n’est plus un concept…. j’ai été clair ? :)

    1. Food truck

      Bien vrai… !!

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