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Juin 20

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La gastronomie « du bout des doigts » avec en une Bouchée

Marine en une Bouchée Paris finger foodC’est Charlotte, une amie de Marine, qui nous a fait découvrir en une Bouchée sur les réseaux sociaux, nous invitant à aller jeter un coup d’œil à son site, ce qu’on s’est empressés de faire. On a bien aimé ce que l’on y a trouvé, résultat, on vous propose aujourd’hui une interview de la jeune femme, qui va vous faire découvrir ce qu’est en une Bouchée.

Bonjour Marine ! Alors pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Marine, j’ai 28 ans, et je suis issue d’un parcours plutôt atypique : en effet, j’ai une formation d’ingénieur en biologie industrielle, et j’ai travaillé 2 ans en tant que d’ingénieur commerciale dans l’industrie cosmétique. Malgré tout, j’ai toujours baigné dans un univers gourmand, et même si j’avais toujours eu l’œil pour la nourriture, la restauration n’était pas ma première orientation.
Il y a un peu plus d’un an, en avril 2012, ce sont des événements d’ordre privé qui m’ont amenée à réfléchir, et à envisager une redirection dans la restauration. Pour être sûre de mon choix, j’ai d’abord travaillé dans un restaurant (La Véraison, Paris 15e), en parallèle de mon travail. Pendant 3 mois, j’enchainais mes semaines de commerciale avec des weekends passés en cuisine, c’était assez fatigant, mais j’avais tellement envie d’y aller, ça n’était jamais une contrainte, je me sentais bien en cuisine. C’est ce qui a confirmé ma volonté de changer de métier.
Fin septembre 2012, j’ai donc quitté la société dans laquelle je travaillais, sans idée précise pour la suite. Je cherchais du travail en restauration, mais sans diplôme et avec ma maigre expérience, c’était difficile.
J’avais l’habitude de recevoir chez moi, d’organiser des apéritifs dinatoires avec mes amis, et c’est ainsi que l’idée d’en une Bouchée m’est venue, c’est parti d’une envie, d’une conviction plutôt que d’une démarche purement réfléchie, j’ai pris le risque, car je n’avais rien à perdre. C’est courant novembre/décembre que l’idée s’est mise en place, que j’ai trouvé le nom d’en une Bouchée, ensuite, j’ai pensé à mon offre, ma carte, l’organisation, tout ça, et puis en mars, le site était lancé.

Et eune Bouchée, c’est quoi, justement ?

paris traiteur choux sucrés en une bouchée finger food

C’est un service de traiteur basé à Paris, spécialisé dans les bouchées salées et les choux sucrés pour les desserts.
Je propose des formules petit déjeuner, dîner, des repas complets, pour les particuliers comme pour les entreprises, pour un prix assez juste : par exemple, pour la formule repas complet, le prix maximum est de 24€ par personne. C’est une alternative au restaurant, qui change des habituels services traiteur, ou de pizzas et  sushis.
L’idée est partie du concept de la finger food : littéralement, le fait de manger avec les doigts, en une ou deux bouchées, pas plus. Le principe, c’est d’avoir un repas/apéritif, qui se grignote, avec les mains, on n’a pas de couverts, pas de vaisselle à faire.
Il s’agit de proposer en miniature des goûts plus ou moins traditionnels que l’on connaît déjà, ça permet de goûter à plusieurs choses dans un seul repas, ça permet aussi de faire en sorte que tout le monde y trouve son compte : si quelqu’un n’aime pas un plat, est intolérant ou allergique à quelque chose, avec les bouchées il peut passer à autre chose, au lieu de laisser dans son assiette. C’est aussi plus convivial, ça permet de se déplacer pendant le repas, de parler avec plus de monde, et puis c’est très pratique lorsqu’on n’a pas la place d’organiser un repas autour d’une table.
Manger avec les doigts, c’est ludique, régressif, j’aime beaucoup cette idée du toucher, ça rajoute un sens à ce que l’on mange. De la même manière, ça met tout le monde à la même échelle, au même niveau : peu importe l’éducation, la religion, l’âge, la culture, tout le monde mange avec les doigts, ça casse les barrières qu’il peut y avoir en d’autres circonstances. Et c’est adapté à tout le monde, finalement, même dans les événements plus guindés, dans les réunions d’affaires, ça ne gêne pas les gens de manger ainsi.

en une Bouchée finger food traiteur Paris

Manger avec les mains ? Comment l’idée t’est-elle venue ? L’as-tu recherchée, est-elle réfléchie, ou bien s’est-elle imposée à toi ?

Quand je reçois chez moi, c’est toujours de cette manière, avec des petites bouchées à grignoter. C’est ce que j’adore cuisiner. En famille, c’est ma maman qui s’occupe des plats familiaux, et moi des petites pièces, même si ça demande plus de temps et de patience, c’est vraiment super à cuisiner, il y a plus de création, c’est ce qui m’amuse.
J’ai aussi été influencée par mes voyages, notamment en Asie, où l’on mange beaucoup avec les mains sans que ce soit gênant ou malpoli, au contraire. C’est comme ça que je préfère cuisiner et manger. C’est instinctif, il n’y a pas de superflu.

en une bouchee mini cheesecake salé amuse bouche apéro dinatoireMis à part le principe de la finger food, en quoi eune Bouchée se distingue des services de traiteur en général ?

Je n’aime pas trop le terme de traiteur pour définir ce que je propose, car l’idée de traiteur est souvent associée, dans l’esprit des gens, à des événements très importants, toujours assez chics, ou alors au contraire assez peu glamour, il y a les 2 extrêmes. Moi je suis partie de l’idée que je voulais casser cette vision, que les gens puissent faire appel à moi quelle que soit l’occasion, par exemple une simple soirée entre amis, pour passer un bon moment, grignoter des trucs sympa sans avoir à se préoccuper de quoi que ce soit en cuisine.
Les formules sont peu nombreuses, le choix est simple, 100% fait maison, sans congélation. Je les change en fonction des saisons, et une fois qu’on est livré c’est prêt, il n’y a même pas besoin de réchauffer ! Il suffit de manger, de passer un bon moment entre amis, et ensuite de jeter les plateaux en carton à la poubelle (recyclable !).

Quelles sont les recettes que tu proposes ?

Côté salé, je fais des mini-burgers (quoique ce ne sont pas vraiment des burgers mais plutôt des “buns” puisqu’ils ne sont pas chauds), des cupcakes salés, des mini-tartes, des salades en bouchées (tenues par une feuille de riz ! Original et très frais), des soupes. Ça, c’est ma ligne directrice, et ensuite, les recettes elles-mêmes varient en fonction de mes envies, des saisons, mais la trame reste la même. Généralement, les gens sont curieux, se laissent surprendre, et me laissent carte blanche. Sinon, lorsque la question est posée, je propose 2 choix pour chaque intitulé. De mon côté c’est agréable aussi de ne pas avoir une carte figée, ça me donne une certaine liberté de faire évoluer mes recettes selon l’envie, les retours de ceux qui y ont déjà goûté, ça me permet d’être plus créative.
en une bouchée paris chou oréoPour le sucré, je ne propose que des choux. C’est un parti pris, c’est sûr, mais je trouve, même si beaucoup ne seront pas d’accord, que c’est une alternative au macaron. J’aime beaucoup cuisiner les choux, parce que finalement, ils ne sont qu’un contenant : on peut faire beaucoup de chose avec, y mettre beaucoup de goûts, varier les recettes, ça offre la possibilité de faire plein de desserts en un. C’est aussi un dessert ludique, assez régressif. Et ce qui est amusant, c’est que souvent, les gens me disent ne pas trop aimer la crème pâtissière, ou ne jamais manger de choux, et finalement j’ai de très bons retours, les gens ont un apriori mais sont agréablement surpris. L’un d’eux, le chou Oréo, fait des ravages, surtout auprès de la gent masculine. Ça vient sûrement du fait que l’Oréo rappelle souvent une histoire, un voyage, un souvenir, puisqu’il n’est commercialisé en France que depuis récemment, il a un petit côté exotique.

As-tu des petites préférences parmi tes recettes ?

Mis à part les choux sur lesquels je m’amuse énormément, j’aime beaucoup travailler le rouleau de printemps à ma façon : réussir à faire tenir une salade dans une feuille de riz. Que ce soit une salade italienne, grecque, thaï, ça se tient et c’est super frais, j’adore travailler ça.
en une bouchee rouleau printemps

Tu parles de jouer avec les saveurs, les textures, les couleurs, cette façon de jouer avec les sens est naturelle pour toi ? On imagine quelqu’un de très créatif, qui ne s’arrête jamais, derrière ces idées. Tu es gourmande toi-même ? Imagines-tu d’abord les recettes pour toi ?

Evidemment le concept s’est développé à partir de ce que j’aime faire, donc oui. Et pour moi la vue et le goût sont liés, il faut travailler sur l’équilibre entre les deux, ça plait aux gens, et ça me plait. Je ne prétends pas être créative, d’ailleurs la créative de la famille c’est plutôt ma petite soeur, mais j’aime voir les choses évoluer, les recettes prendre forme petit à petit, décider de donner telle ou telle forme à une bouchée. Je m’amuse de plus en plus à ce travail, et c’est d’ailleurs pourquoi sur le long terme j’aimerais avoir quelqu’un pour exécuter les recettes, et me consacrer à la création, à imaginer des recettes, à les faire évoluer, parce qu’en ce moment je n’ai plus vraiment de temps pour imaginer de nouvelles choses.

Et tu prépares donc tout, toute seule, pour l’instant ?

Oui, je fais tout moi-même, sauf le pain pour les burgers, que j’achète à un sous-traitant artisanal, il est quand même fait maison, mais pas par moi, car ça requiert un savoir-faire de boulanger.

On voit sur ton site que ta carte est évolutive en fonction des saisons, de tes idées, cela signifie que tu travailles avec des produits frais ? Où remplis-tu ton frigo ?

Oui, je travaille avec des produits frais. Ce n’est pas évident car comme je fais beaucoup de choses en petites quantités, je n’ai besoin que de petits volumes. Pour les fruits et légumes, je travaille avec mon-marché.fr, le Rungis des particuliers (pour le moment), rapport aux petits volumes de démarrage, je me fournis aussi chez mon fromager, mon boucher, pour le qualitatif, puis en grande surface pour le beurre, le sucre ou la farine.
Mais il n’y a strictement rien de congelé, tout est frais, fait maison. C’est pourquoi j’ai besoin d’un délai de 3 jours après validation du devis d’ailleurs, le temps d’aller faire les courses et de tout préparer.
apéro dinatoire finger food paris

Pour renseigner les personnes à qui tes recettes hautes en couleurs et en sensations mettent l’eau à la bouche, qui peut avoir recours à tes talents de cuisinière ? Des particuliers, des entreprises ? Dans quelle limitation géographique ?

Je cuisine aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers, mais je veux quand même rappeler qu’à la base, ce que je veux, c’est donner envie aux particuliers de faire appel à un traiteur pour des occasions simples. Je prépare des bouchées pour des salons, tout comme pour des dîners entre amis.
Pour le moment je ne livre que sur Paris uniquement, mais les gens qui habitent en banlieue peuvent s’ils le souhaite passer commande et venir chercher leurs bouchées. Tout comme ceux qui habitent Paris peuvent le faire.

Nous avons vu que tu organisais également des soirées « Wine & en une Bouchée », peux-tu nous expliquer ce dont il s’agit ?

beyond croissant logoA la base, c’est ma maman qui m’a suggéré de recevoir du monde régulièrement pour pouvoir tester mes recettes. Mais bon, inviter mes amis chaque semaine, ça représente un certain coût, et puis ils auraient fini par en avoir marre. Et le social fooding, avec la plateforme Beyond Croissant, m’a offert l’alternative que je cherchais, m’a permis d’inviter des personnes neutres, pour tester mes recettes. J’organisais donc des soirées de ce type, avec un menu qui se rapprochait de ma formule “La Dinette”, agrémenté d’un peu de vin. J’ai eu de très bons retours, ce qui m’a motivée, ça m’a aussi permis d’élargir mon réseau, professionnel comme personnel, je suis d’ailleurs devenue très amie avec toute l’équipe et en particulier avec Aurel, la co-fondatrice du site.

Où peut-on te retrouver ? Sur Facebook, Twitter, un blog ?

Sur mon site : www.enunebouchee.com
Sur Facebook : enunebouchee.traiteur.paris
Sur Twitter : enuneBouchee

logo_reservoirfundsPour finir, on a vu que tu avais lancé une campagne de crowdfunding pour en une Bouchée sur internet, tu nous résumes en une phrase pourquoi il faut soutenir le projet ?

Soutenir le projet, c’est me donner accès à un atelier culinaire pour avoir encore plus de place pour créer, pour pouvoir développer en une Bouchée dans de bonnes conditions, me donner la possibilité d’avoir un toit pour créer, faire plus de choses, plus variées, pour m’équiper au niveau matériel pour pouvoir en faire plus de choses, en fait : « un atelier pour mieux créer ». A présent, j’ai atteint 50% du but avec une cinquantaine de personnes, je suis très contente,  mais ça ne s’arrête pas là, il faut encourager à partager, que ça fasse un effet boule de neige, car si le but n’est pas atteint, je ne touche pas un seul centime. Et même si du coup c’est plus stressant, c’est une opération plus sympa que de se tourner vers un banquier, ça permet de fédérer les gens, de se sentir soutenue.
Alors nous vous donnons rendez-vous sur ReservoirFunds pour soutenir Marine et permettre à en une Bouchée d’avoir accès à un atelier culinaire en septembre !

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  • traiteur original paris
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1 commentaire

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  1. traiteur cocktail

    Interview vraiment sympa où on découvre la personnalité de Charlotte. Merci pour ce moment 😉 Bonne continuation

  1. Pack'n Blog découvre la tendance FingerFood avec en une Bouchée

    […] La gastronomie « du bout des doigts » avec en une Bouchée […]

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